Solaris 166

J’ai eu la chance de rencontrer presque tous les auteurs présents dans le numéro 166 de la revue Solaris lors de mon passage au Salon du livre internationnal de Québec en avril dernier. J’ai depuis eu la chance de lire tous les textes et voici donc ma critique, aussi impartiale qu’elle peut être.
Le Prix de l’ambassadrice, par Alexandre Lemieux
Pour des raison bien évidentes, je ne commenterai pas mon propre texte!
Cancer, par Mathieu Fortin
Mon confrère Mathieu Fortin (qui s’interrogeait dernièrement sur la relève québécoise en terme de science fiction et fantasy) nous offre une nouvelle de « science » fiction. L’action se déroule de nos jours alors que deux inspecteurs de police enquêtent sur ce qui semble être le suicide d’un médecin dont les travaux portaient sur une cure au cancer. La nouvelle est bien écrite, ancrée dans le monde d’aujourd’hui à l’aide de plusieurs références à diverses séries télévisées. Un bon texte, facile à lire. Si une scène ou deux m’ont parrues superflues, elles n’ont pas gêné ma lecture.
Dellamorte, par Jonathan Reynold
Dellamorte, c’est le titre de cette nouvelle, mais aussi le nom de la ville où le protagoniste va rejoindre sa sœur dont il reçoit un coup de fil inquétant. L’ordre logique des choses est rapidement mis à la poubelle et on nage entre le rêve et la réalité jusqu’à la toute fin. Il y a quelques moments dégoûtants riches en « rouge » mais sinon, l’histoire focus plutôt sur l’inconnu pour causer l’angoisse. (Site web de l’auteur)
La Trace, par François Lévesque
Au bord de la dépression, Anne, une femme d’âge mûr, s’en va seule à la campagne pour fuire la ville et se ressourcer. Elle a encore la mort de son fils, Jason, sur le cœur, et semble définitivement pas en paix avec elle-même. Elle passera le reste de l’histoire à se questionner. Si l’histoire est bien écrite, j’ai trouvé qu’elle manquait un peu d’originalité, autant dans le thème, que dans la finale et le style.
Le Trésor à la peau de lune, par Luma
Adrien est un cambrioleur de bas étage qui tombe, lors d’un de ses crimes, sur une boîte aux alures bien étranges. Il y découvre une fée, prisonière, dont il tombe éperduement amoureux. L’auteur prend sont temps pour nous décrire la relation qui s’installe entre Adrien et sa fée et le tout est original et touchant. Lorsque les réalités du « monde extérieur » viennent boulverser l’ordre établi, Adrien sent tout de suite qu’on veut le séparrer de sa fée. L’histoire est bien écrite, avec un style français (de France) bien évident. La présence de trois « points de vue » narratifs dans un texte de cette taille est un peu forcée, mais l’auteur s’en tire tout de même avec un minimum de casse.
Et voilà pour le volet fiction. Si vous voulez mettre la main sur une copie autographiée de Solaris, écrivez-moi et il me fera plaisir de vous en faire parvenir une copie (en attendant que je termine de configurer ma boutique en ligne.)
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Et la splendide livraison des carnets du futurible, on l’oublie?
))
Je te taquine!
Oui, il y a bien sûr l’excellente chronique que Mario et toi avez écrite. Comme je suis ingrat de ne m’attarder qu’au volet fiction! Je te donne la permission de maltraiter mon texte avec plus d’acharnement (et plus d’encre rouge) lors du prochain atelier d’écriture.