Arielle Queen et la société secrète des alters

décembre 19, 2007

Arielle Queen Tome 1

Je me rappelle de ma première rencontre avec Michel J. Lévesque. C’était à Boréal, en 2003, et j’étais de ceux qui tentaient de le décourager : il n’est pas possible de vivre de sa plume au Québec en écrivant de la littérature de genre. Je ne tenterai pas de déterminer aujourd’hui qui avait raison, mais on peut dire que Michel a fait beaucoup de chemin depuis Boréal 2003 et que j’étais bien content pour lui lorsqu’il nous annonça que sa série de fantasy urbaine ‘Arielle Queen’ serait publiée chez Les Intouchables. Je me suis procuré le premier volume de la série quelques temps après sa sortie et j’ai profité de ma rencontre avec l’auteur à Boréal en 2007 pour faire autographier ma copie. Michel est très sympathique. Si vous avez l’occasion de le rencontrer dans un salon du livre ou lors d’une séance de signatures, n’hésitez pas à aller lui dire un mot (et pourquoi pas lui acheter un livre, pendant que vous y êtes.)

Mais passons au livre, si vous le voulez bien. Tout d’abord, je dois vous avertir que je ne suis par un fan de littérature jeunesse. J’ai rarement apprécié un roman jeunesse depuis que… depuis que je fais plus partie du public-cible, disons. (Que j’en vois un me rappeler que j’ai fêté cette année mes trente ans!) Ceci dit, j’ai bien aimé le premier tome d’Arielle Queen. Même si l’auteur prend les raccourcis d’usage de la littérature jeunesse, l’histoire se tient bien. Bien sûr, j’aurais aimé que Michel prenne plus son temps pour nous raconter le monde dans lequel se déroule son récit, mais ça aurait peut-être été moins intéressant pour le fameux public-cible. C’est un petit peu agaçant pour le lecteur adulte que je suis, mais je suis convaincu que les adolescents apprécieront la narration très directe de Michel J. Lévesque. La mythologie sous-jacente semble riche et, s’il est possible d’entrevoir l’ampleur que prendra la série au fil des tomes, cette mythologie est parfois racontée en décharges d’information (‘info-dumps’, si vous préférez le terme anglais) assez abruptes. Certains détails frappent le lecteur aguerri, comme l’absence presque complet d’alters adultes qui ne peut s’expliquer uniquement par les différences entre les générations. Encore une fois, c’est un compromis qu’il faut s’attendre chez un livre destiné à un public jeunesse. Trouver, mais surtout expliquer et soutenir un raisonnement plus plausible, aurait été difficile dans le cadre d’un roman-jeunesse sans trop faire croître celui-ci. Petite parenthèse: si vous êtes un enseignant et lisez ces lignes dans le rapport de lecture d’un de vos élèves, il mérite la note de zéro, autant pour l’effort que pour ses capacités à manier le copier-coller de manière intelligente.

Dans un autre ordre d’idées, certains passages sonnent clichés à celui qui a lu une bonne dose de littérature de genre mais qui passeront peut-être inaperçus pour quelqu’un d’autre. Les éléments familiaux sont un peu trop présents à mon goût; est-ce que la moitié des méchants et des gentils ont besoins d’être liés par le sang? Est-ce que ça apporte quelque chose à l’histoire et, surtout, pourquoi attendent-ils aux moments les plus critiques pour révéler leur identité? Je me suis cru à quelques reprises dans une émission de ‘Zizanie’, pour ceux qui se rappellent la parodie de RBO.

Ailleurs aussi il a fallu couper les coins ronds. Certains antagonistes parlent trop alors que d’autres ratent de belles occasions de se débarrasser des héros. Si l’auteur semble hésitant à nous montrer une bonne scène de combat dans les premiers chapitres, il se reprend plus tard dans le récit et nous assistons ‘en direct’ à la mort sanguinolente d’un personnage important, à un point où je qualifierais ce roman d’audacieux, peut-être même choquant selon votre niveau de tolérance à la violence.

Un élément qui m’a particulièrement distrait était l’appropriation que s’est fait Michel J. Lévesques de termes du folklore. On parle de kobolds, de valkyries, etc. Si un lecteur qui ignore d’où est-ce que tout ça provient peut lire sans s’accrocher les pieds (et je ne prétends pas être un expert en mythologie) j’ai eu un peu de difficulté à me re-familiariser avec ces termes. Les noms des alters sont aussi difficiles à prononcer qu’irritants. De plus, les références à des oeuvres de science-fiction et de fantasy à l’intérieur même d’une oeuvre de fantasy m’agacent un peu.

Il y a quelques pointes d’humour particulièrement comiques, même si certaines ne s’adressent qu’à un petit sous-ensemble de lecteurs. (Qui se souvient de Félix et Ciboulette?) La proportion est bonne: nous sommes dans un récit d’aventure et pas dans une parodie.

Somme toute, le premier tome d’Arielle Queen est un bon roman jeunesse d’aventure. Il souffre des maux communs que les lecteurs adultes rencontrent chez les romans-jeunesse, mais sinon il tient très bien la route. Si les bagarres ne vous répugnent pas trop (et c’est peut-être exactement ce que vous cherchez!) je n’hésiterai pas à vous suggérer ‘Arielle Queen et la société secrète des alters.’ Je me procurerai définitivement le tome deux lors d’une de mes prochaines visites chez mon libraire.

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17 Responses to “Arielle Queen et la société secrète des alters”

  1. Sérieusement je crois que les noms d’alters ne sont pas du tout un problème pour les fans (si nombreux quil soyent)très … important cr le contenue est très engageant a lire et si il incite les jeunes à lire vous devriez vous en réjouir.

  2. Bonjour, et merci d’avoir pris le temps d’envoyer un commentaire.

    Concernant les noms des alters, ça n’enlève rien à l’histoire comme telle, c’est vrai. Et je suis certain que plusieurs lecteurs n’y voient pas de problèmes. Je mentionnais simplement que, personnellement, c’est un élément qui m’avait distrait de l’histoire.

    Tout à fait d’accord avec vous; plus les jeunes liront, mieux se portera la société. Il y a définitivement un public pour Arielle Queen et je crois que Michel J. Lévesque leur sert une histoire de qualité.

  3. jai vraiment aime vos livres michel je suis rendue au tome 3

  4. Je m’excuse mais cette critique est très rude (à mon avis) pour un aussi bon livre. Je peut comprendre que vous ne faites pas partis du public cible (tout comme moi) mais vous n’avez cherchez que les points faible du livre…Michel vous avez fait du très bon travail;).J’adore votre livre

  5. Je suis en désaccord avec Charles. Désolé de vous décevoir, mais j’approuve cet article. Arielle Queen est pour moi une très grosse déception et une insulte à ma passion pour la littérature française (je souligne française). Je dis ça et c’est pour déconner. Mais ce livre, je l’ai eu à travers de la gorge. J’ai feuilleter cinq tomes et je ne trouve vraiment pas que son style d’écriture s’améliore. Est-ce ça la littérature qu’on montre à nos jeunes lecteurs de nos jours? C’est abjecte! Surtout quand on sait que cet auteur reprend autant de clichés tels que la série culte de Joss Whedon, Buffy contre les Vampires ou qu’il reprend la base des Dieux norvégiens qui a été reprit déjà de nombreuses fois. Arielle Queen aurait pu devenir quelque chose d’unique, de merveilleux! Finalement, tout est gâché par une tonne d’écrits truffés de références à n’en plus finir… Nos héros ont l’air tellement ridicules… Et dire que nous devrons souffrir le martyre jusqu’au douzième tome. On le sait déjà qu’elle va survivre cette fille, pas besoin de se faire un dessin! Ça manque cruellement d’originalité. Cette série aurait pu être meilleure. Voir, elle aurait pu être grandiose et ciblée pour tous les âges. A quand une carrière outre-mers? Pas pour tout de suite…

  6. Charles: Comme tu peux voir dans le commentaire qui suit le tien, je ne suis pas le seul à trouver des défauts au premier tome de la série.

    M. en Colère: Je dois avouer que je n’ai pas lu le second tome encore et que je n’ai pas écouté non-plus Buffy. Je ne peux donc pas juger là-dessus. Pour ce qui est des clichés, oui, bien sûr, il y en a. Je ne sais pas à quel point on peut s’attendre à quelque chose d’unique et original. Harry Potter était un remake d’idées déjà maintes et maintes fois traitées et pourtant c’est bon. Il n’est pas nécessaire d’être méga-original pour écrire une histoire captivante. George R.R. Martin, avec _A Song of Ice and Fire_, n’apporte pas énormément d’éléments _originaux_ et pourtant, c’est excellent. J’imagine que c’est dans la façon dont les éléments sont traités.

    Ceci dit, j’ai discuté avec Michel il y a quelques mois. Il avait lu ma critique et l’a trouvé honnête. Si l’histoire se serait adressée principalement à un public adulte, il aurait fait d’autres choix.

  7. Bonjour, pour ma part, je fais partie de ce que vous appelez le * Public-cible *.Je vous pris d’excuser mes nombreuses fautes, je fais attention mais je n’ai que 13 ans.J’ai lu les tomes 1 à 5 avec beacoup d’intérêt.Cependant, je crois que je peux comprendre que certains audultes aient pus être déçus, car sûrement ont-ils lu des livres plus élaborés.

    Toutefois comme ses livres sont adressés à un public jeune, j’ai trouvés tous ses tomes excellents, car ils débordent d’action et d’intrigues. Comme ils ont envion seulement que quelque centaines de pages, en général,les jeunes qui n’aiment pas les *briques* ne se lassent pas..
    C’était mon opinion face aux livres Arielle Queen…

  8. Bonjour Mel,

    Merci pour ton commentaire. En effet, je crois que Michel fait un bon travail compte tenu des contraintes et des objectifs qu’il se fixe. Ce n’est peut-être pas l’oeuvre littéraire du siècle, mais c’est honnête et, comme tu le mentionnes, c’est en plein ce que bon nombre des représentants du fameux *public cible* recherche.

    Le tome 2 attend sur ma bibliothèque. J’en parlerai ici lorsque je l’aurai terminé.

  9. Bonjour, je peux comprendre que certaine personne n’aime Arielle Queen, c’est leurs choix, mais pour ma part se n’est pas le cas. J’adore Arielle Queen, c’est un très bon livre. J’ai fais découvrert se livre à de nombreuses personnes de mon entourage, certain ne l’ont pas vraiment aimé comme moi je l’aime, mais sa ne m’as dérangé. J’apprécis qu’il y aye des personne qui dise leurs opinions. J’espère que la majorité des personnes qui l’ont lus ont aimé cette série et aussi j’ai vraiment hâte que la suite arrive!

    Marilou et bonne lecture a tous. bisouu

  10. Charles a raison, se livre est vrm bon. Michel a fait tu tres bon travail. Pour ma part , je n’ai trouvé que de bonnes choses au sujet de se roman.

  11. bonjour moi aussi je suis une grande fans arielle queen je trouve se livre facinant et comme marilou disais je lais presenter a plusieur personne il ont pas aime comme moi bien sur !!! mais moi en le lisain sest un plaisir fou je ladore tellement des fois je pensse vraiment les alter excixte mais je sais que sais faut a la sante de michel continue ton beau travail

  12. Bonjour,moi j ai lu les tomes 1 a 7, j ai beaucoup aime,tout ce que je peut vous dire, c est que plus sa va et plus sa se complique.L’auteur réussi a nous surprendre plusieurs fois tout au long de l’aventure.Il a une manière de jouer avec les mots,et avec l histoire qui fait que on s’attend a quelque chose mais c’est completement d’autre chose qui se passe.Si vous decider de continuer votre lecture vous aller etre surpris j en suis sertain (j ai juste 13 ans donc il y a quelque erreurs )

  13. Désolé, mais Arielle Queen a été créer pour les jeunes! Il est normal que vous soyez déçus si vous avez trente ans! D’autres livres ont été conçus pour vous… Je trouve qu’Arielle Queen est une série fantastique et je ne comprends pas pourquoi on pourrait tenter de le décourager à écrire.

  14. Bonjour Mica,

    J’ai lu Arielle Queen parce que Michel est un ami et que je voulais lire ce qu’il écrit, surtout pas pour le décourager à écrire (et ça ne fonctionnerait pas, d’ailleurs.) :-) Mais le fais qu’un livre ou une série soit dédié à un public jeune m’excuse pas tout. Les jeunes peuvent s’attendre à des histoires de qualité, bien écrites. Je ne crois pas que la littérature jeunesse devrait être une littérature de 2e ordre.

  15. Je suis pas totalement d’accord avec la critique. La critique est bien dit pour un publique de plus 18 ans. Mais pour un public plus jeune(comme moi par example), j’ai lu ce livre pour un projet scolaire et l’histoire m’a hypnotisé. Ce livre contient exactement le style qu’un jeune étudiant recherche(pour moi en tout cas). Bravo Michel, beau travail.

  16. je conprend que vous écrivez des commentaires de ce genrevmais en tant que public visee je peux vous dire que les romans Arielle Queen sont excellents et je n’y changerais rien puisque si jamais le premier tome avait été si parfait les suivants nous aurait déçu pas vrai? Ce qui en est des noms des personnages je ne crois pas qu’un lecteur qui aime l’histoire s’y attarde vraiment par contre j’avoue que le nom Angerboda m’irrite un peu…

  17. je ne serai pas trop dur ni avec les critique ni avec l’auteur car le critique n’essaie pas de rabaisser le livre mais plutôt de dure son opinion et de donner des conseil afin de l’ameliorer l’auteur quand t’a lui a réussi a nous fournir ( public cible ) une histoire palpitante en seulement une centaine de page par tome

    ( ps: j’aime bien la touche romantique apporte dans les tomes 7 et 8 vu que je suis une fille ça la rajoute de l’intérêt )

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