Brins d’Éternité 15, Printemps 2007
J’ai reçu ma copie du numéro 15 de Brins d’éternité des mains de son éditeur, Guillaume Voisine, lors du Congrès Boréal 2007. Juste le temps de lui dire un petit Salut et de lui promettre une nouvelle pour 2007 et nos chemins se séparaient rapidement. Voici donc mon compte-rendu de lecture de ce numéro.
La terre?, par Michel J. Lévesque
Notre ami Michel J. Lévesque (mais il est partout celui-là: je vous ai parlé de lui il y a quelques jours à peine!) nous propose ici une nouvelle humoristique du point de vue de Dieu, revenant sur Terre pour une journée. L’humour est un style particulièrement difficile et si « La terre? » est drôle par moments, les scènes ne le sont pas toutes. Je me suis demandé à une ou deux reprises si l’histoire ne faisait pas entrave à l’humour, ou si c’était plutôt l’humour qui nuisait à l’histoire. Les niveaux d’humour ne sont pas constants mais j’ai quand même bien apprécié les jeux de mots bien placés.
Adagio, par Véronique Lessard
Voici une histoire de maison hantée par le fantôme d’une musicienne sortie tout droit d’une autre époque. Malheureusement, il n’y a rien de vraiment exceptionnel dans cette histoire qui reprend des thèmes usés. Cette nouvelle est quand-même bien écrite — malgré quelques coincidences exagérées dans la trame de l’histoire — mais il lui manque quelque chose pour se démarquer.
Saison de Lilas, par Jonathan Reynolds
Saison de Lilas est une nouvelle de Jonathan Reynolds qui s’inscrit dans son univers parallèle d’Innstown. On y suit Élise lors de sa première journée de travail chez Grimm, un magasin d’accessoires ésotériques de la ville imaginaire inventée par l’auteur. Comme vous pouvez imaginer si vous connaissez un peu l’auteur, le tout tourne au vinaigre et le nouveau patron d’Élise est attaqué par une créature étrange. Si la mise en scène est racontée avec détails et patience, j’ai trouvé que la conclusion était très brusque. Les personnages y sont d’ailleurs particulièrement bavards compte tenu de la lourdeur des propos qu’ils tiennent.
Cowboy blues, par Yves Narbonne
Cowboy Blues raconte l’histoire d’un aventurier du Far West qui revient dans un village fantôme où il a rendez-vous avec un ennemi de longue date pour régler leur conflit pour de bon (quoi de mieux qu’un bon vieux duel!) L’histoire est courte, le décors et l’ambiance sont bien dépeints et le questionnement du protagoniste est palpable. Ça marche très bien, comme quoi il n’est pas nécessaire d’écrire une nouvelle complexe pour captiver le lecteur.
L’apôtre du Saigneur, par Michaël Moslonka
Voici une nouvelle policière aux allures fantastiques de Michaël Moslonka. Le tout se déroule en France alors que deux policiers français et deux agents américains ont pour mission d’escorter un prisonnier dangereux. Malheureusement, l’introduction et la mise en scène sont très longue et il ne se passe pas grand chose de pertinent avant les dernières pages. La nouvelle est racontée de manière très saccadée et les phrases sans verbe abondent. L’argot et les expressions françaises n’ont pas aidé à ma compréhension (en pauvre Québécois que je suis!) si bien que j’ai eu de la difficulté à me rendre jusqu’au bout. L’idée est bonne (sans nécessairement être originale) mais le rendu m’a laissé sur mon appétit.
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