Retour sur Boréal

Le congrès Boréal est l’événement par excellence pour tout auteur de SF et de fantasy québécois. J’y assiste depuis environ 5 ans et je ne voudrais rater ça pour rien au monde. L’ambiance est amicale, les discussions sont intéressantes et les rencontres qu’on y fait valent le détour. C’est l’occasion de discuter avec ses auteurs préférés, d’établir des liens avec des éditeurs et d’obtenir quelques dédicaces.
Je ne participais à aucune table-ronde cette année, ce qui m’a permis d’apprécier la journée de samedi sans avoir à me faire du sang de cochon (quoi que, bon, je ne m’en fais plus trop avec ça, règle générale.) Ne voyez pas là une décision de ma part de ne plus jamais me retrouver de l’autre côté de la table. J’avais signalé mon intérêt à participer à quelques tables-rondes lorsque Christian avait demandé à la planète de se prononcer, mais les panels sur lesquelles j’avais le plus à dire n’ont pas été retenus. Je n’encourage donc pas la campagne de salissage et le boycott visant Fractale Framboise qui font couler tant d’encre dans les deux ou trois autres univers parallèles que je visite de temps en temps.
Outre les tables-rondes, les événements les plus intéressants de Boréal se produisent souvent dans les corridors alors qu’on peut discuter de tout, de rien et d’écriture avec des auteurs et des amateurs de la SFQ. J’ai des bons souvenirs de mes discussions avec (dans le désordre) Alain Ducharme, Michel J. Lévesque, Éric Gauthier, Daniel Sernine, Christian Sauvé, Joël Champetier, Caroline Lacroix, Isabelle, Guillaume Houle, Yves Meynard, Guillaume Voisine, Dominic Bellavance, Jonathan Reynolds, etc. Et j’en oublie sûrement.
Ayant dépassé mon budget « livres » des derniers mois, j’arrivais à Boréal avec l’intention de ne me procurer qu’un seul bouquin. J’avais jeté mon dévolu sur le second tome d’Alégracia mais ils avaient tous disparu. Je suis donc rentré à la maison avec L’Ancienne Famille de Michel J. Lévesque, le dernier Brins d’éternité et le magnifique Camobap/Samovar. J’ai aussi profité de l’occasion pour obtenir une dédicace de Michel J. Lévesque et de Daniel Sernine dont je trimbalais une copie de leur livre respectif (le premier tome d’Ariel Queen et Chronoreg) dans mon sac.
Parlant de Chronoreg. L’entrevue avec Daniel Sernine était des plus intéressantes. J’ai appris, entre autres, que Chronoreg fait partie d’un monde créé par Daniel Sernine et que certains événements du roman faisaient référence à des éléments d’autres livres écrits par l’auteur, ce qui jette une lumière totalement nouvelle sur ce que j’ai lu jusqu’à maintenant (environ la moitié du roman.) Alain Ducharme, qui menait l’entrevue, disait qu’il y a deux façons de lire le livre: en sachant qu’il s’agit d’une histoire racontée à l’intérieur d’un cycle plus grand, ou bien dans l’ignorance, en considérant cette oeuvre comme étant isolée. J’ajouterai donc une troisième façon: lire la première moitié dans l’ignorance, puis lire la seconde moitié en étant dans le secret des dieux. Si ma pile « à lire » (j’éviterai un mauvais jeu de mots qui deviens répétitif…) ne risquait pas à tout moment de s’effondrer sous son propre poids, je me permettrais le luxe de remettre mon signet à la page 1. Hélas…
Mes tables-rondes préférées ont été celle sur le rythme d’écriture et l’autre sur le choc des générations, qui valait le coup juste pour la réaction d’Élisabeth à l’énoncé de Dominic Bellavance. Voici mon opinion sur cette dernière table-ronde (qui voulait briser/renforcer le mythe disant que la SFQ est écrite par une clique et qu’il est difficile pour les jeunes auteurs de s’intégrer au groupe) : en tant qu’auteur de la « nouvelle génération », je n’ai jamais ressenti de fermeture de la part de « ceux qui sont venus avant. » J’ai vraiment eu l’impression d’avoir été accueilli à bras ouverts et jamais on ne m’a laissé sous-entendre que je devais arrêter d’écrire ou d’envoyer mes manuscrits. Au contraire, chaque fois que j’ai discuté avec (entre autres) Joël, j’avais le sentiment qu’il aspirait à ce que je raffine mon art et que je continue de lui soumettre des textes.
Comme je le mentionnais plus tôt, j’ai croisé Guillaume Voisine, le nouvel éditeur de Brins d’éternité, qui m’a fait promettre de lui envoyer quelque chose. Dans un ordre d’idées tout autre (ou peut-être pas) Joël me disait que mon texte Pour les beaux yeux d’Émilie n’a pas été retenu par Solaris. Faites le calcul… (et surveillez votre boîte de réception si vous êtes Guillaume Voisine.)
Vous voulez voir des photos? J’ai oublié mon appareil photo dans mes bagages… chez mes parents. Alors si vous voulez vous mettre plus de matériel sous la dent, allez voir ici, là, là, ici, là ou là.
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Salut Alexandre.
Bien apprécié ton résumé
Dis, c’est quoi cette histoire de boycott avec Fractale Framboise?
Moi, j’aimerais savoir quel était ce commentaire de Bellavance qui a tant troublé Élisabeth, ayant manqué la table ronde…
Bonjour Michel,
Merci pour ton commentaire.
Je disais ça en blague, parce que quelqu’un au congrès me demandait pourquoi je n’étais pas sur aucune table-ronde. J’ai dit — en blague, et c’était évident — que c’était de la censure de la part de Christian et que je recommandais un boycott de Fractale Framboise.
J’avais donné mon nom sur deux ou trois idées de tables-rondes qui traitaient des nouveaux médias (blogues), des livres électroniques et des droits d’auteurs (Creative Commons.) Aucune n’a suscité assez d’intérêt pour se retrouver à l’horaire. Je crois que je vais donner mon nom l’année prochaine pour animer une table ou deux.
Bonjour Yves,
Est-ce que tu étais à Boréal à l’automne 2005? Dominic s’était alors retrouvé à une table ronde et avait énoncé qu’il avait soumis un texte à Solaris (il me semble) et que la lettre de refus qu’il avait reçu avait été très mesquine, à la limite de l’impolitesse, et qu’il avait vu ça comme une « attaque » de la clique établie pour décourager les jeunes auteurs. Il disait aussi que lors de sa première visite au congrès Boréal, il s’était fait pousser dans un coin, ignoré, comme s’il fallait connaître la poignée de main secrète pour entrer dans le cercle. Élisabeth avait réagi fortement à cette affirmation.
La table-ronde de cette année se voulait une suite de cette discussion, avec à peu près la même réaction d’Élisabeth: un mélange de négation et de découragent face à une affirmation qui lui semble apparemment sortie de nulle part.
Note: Je me base sur mes mémoires pour paraphraser. Dominic, si tu passes par mon blogue, peux-tu s’il-te-plaît rectifier toute erreur que j’ai pu faire.
Moi le sujet des blog m’intéresse bien. Je t’appuis là dessus pour le prochain Boréal. Excellent résumé
Merci pour ton commentaire. J’espère moi-aussi que les sujets connexes aux nouveaux médiums seront de l’horaire du prochain Boréal.
Il semblerait que j’y suis allé un peu fort avec ma description de la lettre que Dominic a reçu de Solaris. J’aimerais donc préciser que je décrivais ici l’impression que j’avais retenue en entendant Dominic raconter l’événement et que je n’ai pas lu la lettre en question. Personnellement, toute ma correspondance avec Solaris s’est fait de manière très polie et professionnelle. Je tenais simplement à remettre les pendules à l’heure.