The Elder Scrolls IV: Oblivion

avril 10, 2007

The Elder Scrolls IV, Oblivion

Si vous avez suivi Fortrel.Net depuis quelques mois, vous vous êtes peut-être rendu compte que j’étais toujours à la recherche d’un bon RPG pour le PS3 (et, qu’en attendant, ce CPU monstrueux accumule de la poussière tout en aidant à la recherche contre le cancer grâce à Folding@Home.) La sortie de Elder Scrolls IV: Oblivion n’était pas tout à fait une bonne nouvelle étant donné que je suis sujet au mal de mer virtuel (ou motion/simulation sickness, en anglais.) J’étais très déçu de voir que le meilleur jeu de rôle pour le PS3 à ce jour (selon IGN et Gamespot) était un jeu avec vue en 1e personne (jeu où la caméra est située dans la tête du personnage.) Après 15 à 20 minutes de ce genre de jeu, je me retrouve la plupart du temps avec la tête appuyée contre le siège des toilettes. Doom, Quake ainsi que la plupart des jeux de guerre pour PC sont donc rayés à tout jamais de ma liste.

En lisant un peu plus la mécanique de Oblivion (en masochiste que je suis) j’ai appris que ce dernier pouvait également être joué en 3e personne (c’est à dire que la caméra est située derrière le personnage.) Par un heureux concours de physique et de chimie organique, je peux jouer à ce genre de jeux. Hourra! Mais avant de faire un trou de 69$+tx dans mon porte-feuille, je me suis dit que ça vaudrait la peine de le louer pour voir à quel point les deux hémisphères de mon cerveaux sont compatibles avec ce jeu. C’est ce que j’ai fait en fin de semaine. Voici donc mes conclusions.

Elder Scrolls IV: Oblivion est définitivement le meilleur RPG pour le PS3 à l’heure actuelle. L’attention portée aux détails est sublime, les paysages sont incroyablement bien réussis et la mécanique du jeu fonctionne très bien. Le jeu est très ouvert, c’est-à-dire que vous faites vous-même votre quête et qu’on ne vous prend pas trop par la main. Il y a des centaines de quêtes parallèles qui n’ont aucun rapport avec la quête principale du jeu et qui rendent l’univers de Oblivion vivant et dynamique. Là-dessus, vous ne pouvez pas vous tromper.

L’interface a par contre été conçue pour être jouée en 1e personne et si, comme moi, vous devez jouer en 3e personne, vous aurez plus de difficulté. Les combats sont pratiquement impossibles à réaliser en 3e personne (surtout lorsque vient le temps de viser avec un arc) et il est plus difficile de ramasser des objets autour de votre personnage sans utiliser la vue en 1e personne. Heureusement, on passe facilement d’une vue à l’autre et pour de courtes périodes, je peux tolérer la vue en 1e personne. Je me serais par contre attendu à ce que l’interface ait été mieux adaptée au jeu en 3e personne compte tenu du niveau de raffinement du reste du jeu.

Comme je le mentionnais plus tôt, le jeu est très ouvert et vous pouvez prendre presque n’importe quelle direction. Vous pouvez jouer la partie de manière noble ou encore faire un gredin et ignorer toutes les règles (ou seulement celles qui ne font pas votre affaire.) Il est donc possible de commettre des crimes comme par exemple entrer chez les gens par effraction et voler leurs biens. Jusqu’ici pas trop de problèmes, mais ça se complique quelques fois sans que vous le vouliez. Voici un exemple. Lorsque vous jouez en 1e personne, l’action associée au bouton X de la manette est déterminée par ce qui se trouve au centre de votre écran. Par contre en 3e personne, c’est ce qui est situé droit devant votre personnage, selon l’angle de la caméra, qui détermine l’action qu’exécutera votre personnage lorsque vous appuyez sur le bouton. Vous pouvez donc faire face à un personnage (toujours en 3e personne) mais ce qui se retrouve au centre de votre champ de vision, c’est un gobelet d’argent. Lorsque vous appuierez sur le bouton X, au lieu d’entamer la discussion avec le personnage en question, vous subtiliserez (pas très subtilement) le gobelet d’argent. La garde impériale surgit normalement quelques secondes plus tard, même si vous retirez l’item de votre inventaire.

Ce problème est clairement associé à l’interface de jeu en 3e personne. Tout de même, il devrait à mon avis y avoir une option afin d’être prévenu lorsqu’une action vous mettra dans le pétrin, de même qu’une autre option afin de toujours ignorer cette question dans le cas où vous voudriez jouer un voleur.

La progression des compétences se fait assez facilement mais ça peut tout de même être pénible. Plus vous utilisez une compétence, meilleur votre personnage sera. Le tout progresse lentement mais sûrement. Atteindre les niveaux supérieurs est un peu plus complexe: il faut faire progresser certaines compétences « majeures » de plusieurs points pour que le jeu considère que vous passez au prochain niveau.

Si l’attention porté aux détails est étonnante, j’ai tout de même découvert un bogue assez rapidement dans le jeu. Pour faire avancer la quête principale, on doit se rendre dans une autre ville. Sur la route, un bandit qui vous intercepte si vous passer par les ruines d’un vieux fort. J’ai tenté de résister sans succès. Après avoir rechargé la partie, j’ai décidé d’utiliser un talent de mon personnage et de me rendre invisible. Mais lorsque j’ai passé par la porte, le même bandit m’a « vu » malgré le fait que mon personnage était invisible. Doh! Il a de bons yeux celui-là!

Somme toute, Elder Scrolls IV: Oblivion, est définitivement le meilleur RPG disponible pour le PS3. L’histoire est ouverte et semble très vaste. Le monde est vivant et regorge de détails fascinants. L’interface en 3e personne n’est pas parfaite mais elle permet à ceux qui souffrent comme moi de maux de mer virtuels d’y jouer avec un minimum d’irritants. Il ne me reste plus qu’à terminer Final Fantasy XII et débloquer les budgets pour acheter Oblivion!

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No Responses to “The Elder Scrolls IV: Oblivion”

  1. Salut!

    J’ai une question, j’aimerais savoir si toi et ceux qui liront ceci pensez que l’accent doit être mis avant tout sur le graphisme et la performance dans un jeu ou sur le scénario et le « gameplay »? Je suis un partisan de la deuxième option mais j’aimerais lire des réactions avant d’avancer mes raisons.

  2. Je crois que c’est important que les deux aspects soient bien développés. Un des deux peut palier une faiblesse de l’autre jusqu’à un certain point. Même si le scénario d’un jeu est superbe, si le gameplay est très mauvais, je n’y jouerais pas. L’inverse est vrai, mais pas dans les mêmes proportions. Je crois que j’aurais plus de facilité à tolérer un scénario mauvais si l’expérience de jeu et les graphiques étaient magnifiques. Après tout, il se publie des tonnes de jeux de sports ou de course où tout est concentré sur le gameplay et où il n’y a aucun scénario proprement dit. Il n’y avait pas non plus un très grand scénario dans Doom. Et malgré tout les gens en redemandent.

    Donc, personnellement, je préfère un jeu avec un bon scénario, mais je suis prêt à subir un mauvais scénario si la mécanique du jeu est bien balancée et prenante.

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