15 faits tirés de ma mémoire sur l’écriture, la science-fiction et l’informatique
Voici quelques faits pigés au hasard dans ma mémoire. Ils sont tous reliés de près ou de loin à l’écriture, la science-fiction ou l’informatique (et parfois même aux trois à la fois.)
1 La première histoire que j’ai écrite était une bande dessinée de Tintin d’une page. Déjà de la fan-fiction! Mon premier texte digne d’intérêt: un livre dont vous êtes le héros de 3 pages. Le premier projet d’envergure: un roman d’une dizaine de pages écrit grâce à mon bon vieux 80×86. (Projet abandonné lorsque la disquette de 5″1/4 implosa tel un trou noir sous le poids des secteurs défectueux.) Second projet plus sérieux: les premiers chapitres d’un roman de fantasy fortement inspiré de D&D d’une cinquantaine de pages manuscrites. Tout un ramassi de clichés, si vous voulez mon avis. J’ai encore le calepin dans mes tiroirs et c’était intitulé La Coupe Noire, pour ceux d’entre vous qui s’en rappelleront peut-être.
2 Les premiers romans de SF que je me rappelle d’avoir lus ont été: L’Idole des Inactifs de Denis Côté et Mort sur le Redan de Francine Pelletier. Ce ne sont pas les seuls, loin de là, mais ce sont ceux qui m’ont suffisamment marqués pour que je puisse vous les nommer.
3 Le premier auteur que j’ai rencontré a été Francine Pelletier. Elle rendait visite à l’école secondaire où j’étudiais et elle avait rencontré notre classe. Je devais avoir 13 ans.
4Tout jeune, mes premiers contacts avec la science-fiction étaient Goldorak, Capitaine Flam, Albator et Les Mystérieuses Cités d’Or. J’ai revu Les Cités d’Or: Wow! Que de bons souvenirs. J’ai revu Goldorak, Capitaine Flam et Albator: ils étaient meilleurs dans mes souvenirs.
5J’ai lu Le Seigneur des anneaux à 16 ans et je me demande comment j’y suis arrivé. J’ai relu le 1er livre à trois reprises depuis, mais je ne suis jamais arrivé à passer ce cap.
6J’achète les livres plus rapidement que je ne les lis, mais ça ne fait pas de moi un être unique ou extraordinaire.
7Dans un même ordre d’idées: je me débarrasse de livres sur une base régulière: je ne garde que deux bibliothèques de bouquins, jamais plus. Le reste est donné à des organismes ou la collecte de matières recyclables (particulièrement vrai pour les vieux livres d’informatique qui deviennent rapidement désuets.)
8Ma « carrière » d’écrivain « professionnel » (Ça fait très prétentieux, vous ne trouvez pas?) débuta avec un texte en anglais, écrit pour un magasine informatique américain en 2000. Mon premier texte de fiction à être acheté par un magazine fut Retouche sur le futur, publié dans la revue Solaris en 2005. Depuis? Rien. (Bon, j’ai aussi publié deux nouvelles dans Brins d’éternité et j’ai plusieurs textes en circulation ici et là, mais je n’ai pas reçu d’autres chèques.)
9J’ai participé à des journaux étudiants lors de mon passage au Cégep et à l’université mais je m’amusais à créer des journaux fictifs et à faire du montage quand j’étais au primaire, encore sur ce bon vieux 80×86. C’était très loin de Page Maker.
10Plus jeune, j’ai arrêté d’écrire pendant un an parce que j’avais perdu la clef permettant de verrouiller le clavier de mon ordinateur. Jusqu’à ce que je l’ouvre et court-circuite le verrou afin de réactiver le clavier. C’était ma première expérience de technicien en informatique. À bien y penser, ça n’a peut-être pas duré un an, mais il y a de ces souvenirs qui prennent de l’ampleur avec le temps.
11J’ai survécu avec mon 80×86 jusqu’à l’achat de mon 80486, un bond de 3 générations. Note à l’intention des visiteurs temporels: ne tentez pas d’overclocker votre 486. J’ai essayé et tout ce que j’ai réussi à faire, c’est de griller le processeur.
1270% des pages écrites pour mon projet actuel de roman l’ont été sur papier. Étonnant pour un geek de l’informatique comme moi. La raison: il y a moins de fenêtres qui « poppent » (du verbe « popper ») et il est plus facile de trimbaler un calepin partout où on va.
13À 10 ans, je programmais un livre dont vous êtes le héros en Basic. Énormément inspiré par Mech Warrior et Star Wars. Je devrais peut-être enregistrer un brevet sur les eBooks dont vous êtes le héros.
14Au primaire, le plus beau cadeaux que vous pouviez me faire était une boîte de disquettes 5″1/4 neuves! Si vous cherchiez des jeux pour PC dans la cours d’école, vous auriez fini par me trouver.
15À 14 ans, j’ai battu un jeu d’échecs informatisé la journée où je l’ai reçu en cadeau. Pure chance: je ne suis jamais arrivé à le battre par la suite.



Intéressant cette liste! Le clavier vérouillé un an… je doute beaucoup
En parlant d’Albator, j’ai eu un DVD de 3 épisodes dans une revue que ma fille achète. Je dois les écouter…
Albator… Je ne te les avais pas tous prêtés? Ou est-ce que c’est Albator 84, la 2e série? Ceux-là je ne les ai pas.
Oui, tu me les avais prêté. J’avoue que je sais pas si c’est Albator ou Albator 84. Je vérifierai ce soir (Si j’y pense).
En passant, j’aime bien le nouveau thème!
Ah, ça me rend un peu nostalgique, tout ça (les disquettes 5″ 1/4! ah!).
Intéressant de savoir que tu as découvert la SF par Denis Côté et Francine Pelletier. Pour moi, je crois que c’était surtout les « livres dont vous êtes le héros » et la collection Présence du futur chez Denoël (sans compter Goldorak et La guerre des étoiles, côté télé/cinéma). J’ai dévoré Asimov, Bradbury, Lovecraft et autres grands noms anglo-saxons. Il m’a fallu longtemps pour passer à la SF écrite en français, au Québec. Comme celle-ci gagne en visibilité, on peut espérer qu’elle serve de point de référence à de plus en plus de jeunes lecteurs. Quand j’étais tout jeune, j’ai découvert Star Wars par tradition orale avant d’avoir pu voir le premier film: un voisin m’en avait raconté de grands bouts. Aurons-nous ici une oeuvre SF qui frappera à ce point l’imaginaire?
Plusieurs de mes amis lisaient des livres dont vous êtes le héros mais ne n’en ai pas lu beaucoup. Quatre ou cinq, pas plus. Je n’ai connu Asimov que beaucoup plus tard, à l’université, alors que j’ai lu Fondation. Je me rappelle que je connaissais le nom depuis plus longtemps que ça, et j’étais familier avec les thèmes, mais je ne me souviens pas l’avoir lu avant.
J’ai découvert Star Wars via toute la marchandise (figurines, etc.) Mes amis de l’époque avaient presque toutes les figurines, le Faucon, etc. Mais on préférait les G.I. Joe; les figurines étaient plus intéressantes. Ce n’est que plus tard que j’ai vraiment pris le temps de m’asseoir et d’écouter la première trilogie avec attention.
Une oeuvre québécoise de SF qui marquera une génération comme Star Wars a marqué la nôtre? Hmm… Je ne suis pas certain que ça arrivera. « Dans une galaxie près de chez vous » est probablement ce qu’il y a de plus proche de ça. J’oublie peut-être quelque chose.