Brins d’Éternité 14, Hivers 2007
Je n’avais pas encore renouvellé mon inscription à Brins d’éternité alors j’ai reçu les numéros 13 et 14 en même temps. Le numéro 13 marque la transition entre Mathieu Fortin et Guillaume Voisine à la bare du fanzine et la réception de ce petit paquet était pour moi mon premier contact avec la nouvelle mouture de Brins d’éternité. Le format du fanzine reste sensiblement le même mais on y a apporté des améliorations intéressantes. Ce qui frappe à première vue est une refonte de la mise en page qui donne un look très professionnel au fanzine. Numérotation, encadrés, titres, tout y passe et le résultat est très plaisant à lire. On a même pensé inclure un rabat contenant la table des matières ainsi qu’un signet spécialement conçu pour le dernier numéro avec une répétition de l’image de couverture. Moi qui me cherche toujours des signets lorsque j’entâme la lecture d’un nouveau livre, je n’aurai pas à déchirer le coin de ma facture de téléphone pour marquer ma page. Donc, une bonne main d’applaudissements à la nouvelle équipe pour le nouveau look du fanzine; vous y avez mis beaucoup d’efforts et ça en a vallu le coup.
Mais attardons-nous un peu au volet fiction si vous le voulez bien. Sinon…
De l’autre côté du mur, Nicolas Benard
Le numéro 14 ouvre le bal avec un texte de science-fiction de Nicolas Bernard où on rencontre un homme qui tente d’en finir avec une dépression. La mort de l’être cher en est la cause. L’histoire est assez linéaire, sans grands rebondissement, et la tourmente du personnage ne sort pas vraiment de l’ordinaire. Le contexte socio-politique — qui occupe une bonne portion de l’histoire — est simplifié à l’extrême et souvent invraissemblable. Peut-être faut-il y voir une métaphore ou un symbolisme quelconque. Personnellement, ç’a été le facteur qui a fait que j’ai décroché.
Immortalité, Véronique Lessard
J’ai lu mon lot d’histoires de vampires et lorsque j’ai entammé la lecture de celle-ci, je me suis dit: « Pas une autre histoire de vampires! » Le sujet semble usé et il est difficile pour un auteur de surprendre. Immortalité est une nouvelle courte, bien écrite et je vous encourage à mettre de côté votre aversion pour les histoires de vampires pendant quelques minutes. Bon, on ne peut pas réinventer le mythe du vampire en quelques pages, mais Véronique Lessard s’en sort quand-même bien. La fin est originale et le tout est plaisant à lire.
L’enfant du placard, Guillaume Marchand
Le texte de Guillaume Marchand est un texte plus long et aussi plus travaillé. On entre dans la tête d’André Mercure, un militaire interné après avoir vu des scènes attroces lors d’une mission au Kosovo. Son récit est troublant et sa folie fait peur. Les scènes en flashback sont bien employées et le résultat est un texte qui vient chercher le lecteur et le retourne. Certaines scènes sont très graphiques mais ne tombent jamais dans le gore futil. Définitivement mon texte préféré de ce numéro de Brins d’éternité.
Demi-Sang, Élyyse
Voici une nouvelle de fantasy qui raconte une histoire intéressante mais qui aurait pu être meilleure si elle ne tombait pas aussi souvent dans les clichés du genre. L’auteur y raconte une guerre entre trois peuples du point de vue d’un demi-elfe qui se voit promu dans la hiérarchie militaire malgré (ou à cause de) ses origines. Quelques détails invraissemblables font grincer des dents et je me dis que le texte aurait bénéficié d’un cycle de révision supplémentaire.
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Merci pour cette critique constructive, Alexandre ; et je suis bien content que tu apprécies la nouvelle mouture du fanzine !
Pour le signet, en fait, tu es un des rares chanceux qui en a reçu un avec ses exemplaires : c’est une nouvelle tactique que j’essayais, et comme je vois que ça semble plaire, j’imagine que c’est concluant
Félicitations à Guillaume et la nouvelle équipe. Vous faites vraiment du bon travail! Tout ce qui a trait à la présentation graphique du fanzine me fascine: je n’aurais jamais été capable de faire ça! (la preuve, c’est que les 12 premiers numéros du fanzine sont très ternes comparés aux deux derniers)
Bravo!À quand une autre nouvelle de sieur Fortrel?
M
Une nouvelle? Euh… Je ne sais pas trop. Ces jours-ci je travaille beaucoup sur mon projet de roman, alors à moins d’une pause, je ne pense pas avoir le temps de travailler à une nouvelle avant l’été. Mais j’en ai quelques unes en circulation. Dépendant comment vont mes soumissions, elles aboutiront peut-être dans la boîte postale de Brins d’éternité, quoi qu’elles dépassent presque toutes les 5000 mots.
Bien content que tu apprécies la critique. J’aime beaucoup le nouveau format, en effet. Pour le signet, je crois que c’est une bonne idée. C’est souvent dans l’attention qu’on porte à ce genre de détails qui donne un petit quelque chose de spécial. Moi je te dis continue avec le signet, c’est une bonne idée.
Ah tu sais, même si ça fait plus que 5 000 mots, on peut toujours s’arranger… (À 8 500 mots c’est un peu trop, mais en dessous, y’a toujours moyen).
Hmm… J’aurai peut-être quelque chose pour toi dans un futur proche, alors.
Mais, comme dirait Joël, ne retiens pas ton souffle. Avec mon projet de roman et l’atelier d’écriture qui s’en vient en mai, je suis un peu surchargé côté écriture.