Un peu de nouveau

janvier 29, 2007

Les derniers jours ont été productifs. Comme je vous le disais dernièrement je ne participerai pas au prix Solaris cette année. Non pas que je n’aurais rien à soumettre, mais plutôt que ce que je soumettrais n’est pas conforme aux exigences du prix. Mais soyez sans craintes : ça ne veut pas dire que j’ai arrêté de travailler à ce projet. Ma nouvelle Immortalité 0.8 est en bon état est je suis sur le point de la faire lire à mon cercle de cobayes. (Écrivez-moi si vous vous sentez masochiste.) J’ai aussi commencé à y ajouter du matériel dans le but d’en faire un roman et, comme vous pouvez le voir sur la petite barre à votre gauche, j’ai atteint les 14 000 mots hier. C’est fantastique. Quatorze mille mots, ça représente 20% de mon objectif. Merveilleux!

J’ai changé un peu mon approche depuis le temps des fêtes et ma lecture du livre No Plot, No Problem de Chris Baty, l’homme derrière le NaNoWriMo. Au lieu de me fixer un but précis de 1000 mots par jour, je me suis plutôt lancé le défis de travailler à mes projets d’écriture à tous les jours, sans exception. J’y travaille donc régulièrement, mais sans quota à respecter. Si je n’y mets que cinq minutes, c’est bien. Si je révise trois paragraphes, ou tape cinq pages que j’avais écrites dans mon calepin, c’est suffisant. Le résultat : ça avance, et ça avance tous les jours. L’autre avantage de cette approche est qu’à y travailler tous les jours, l’histoire, les personnages, les lieux — tout ça — restent bien présents dans mon cerveau. Je n’ai pas à me « remettre dedans » avant d’écrire puisque je suis continuellement immergé dans cette histoire.

J’écris aussi un texte foncièrement mauvais en me foutant des répétitions, des longueurs, des dialogues qui clochent, etc. Le principe derrière tout ça: c’est plus facile de réviser et de polir un texte déjà écrit que d’écrire quelque chose de parfait du premier coup. Jusqu’à maintenant, ça fonctionne à la perfection!

Sur un autre front, je n’ai toujours pas eu de nouvelle de mon texte soumis à Tesseract 11 (mais je ne m’attends pas à en entendre parler avant encore quelques mois alors ce n’est pas vraiment un fait surprenant.) Pendant qu’on parle de pseudo-nouvelles, je veux bien vous glisser un mot sur d’autres projets que j’ai. En plus de terminer ma nouvelle Immortalité 0.8 et d’en faire un roman, j’aimerais bien traduire en anglais un de mes textes pour lui donner un peu plus de visibilité et permettre à quelques amis unilingues anglophones de le lire. Je crois que je commencerai par Retouche sur le futur (qui est d’ailleurs disponible gratuitement ici.) Qui sait, peut-être le soumettrai-je même à une revue spécialisée anglophone. C’est un dossier à suivre…

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No Responses to “Un peu de nouveau”

  1. Allo Éric,

    En effet, c’est un énorme avantage de travailler tous les jours à un même projet. Tout reste très frais dans ma mémoire et c’est plus simple de jongler avec tous les éléments.

    J’ai trouvé le livre de Baty très bon pour la motivation. (Une critique en bonne et due forme à suivre, éventuellement.) Il est drôle et très énergique. C’est contagieux. Les techniques comme telles, je ne peux pas dire que je les suis à la lettre. Ça fait maintenant plus de 5 ans que j’écris avec un peu plus de sérieux et je commence à me connaître. J’ai une bonne idées de ce qui marchera et de ce qui ne marchera pas avec moi. J’ai déjà quelques techniques qui fonctionnent alors je ne suis pas prêt à les abandonner parce que quelqu’un me suggère autre chose. Par contre, d’autres conseils sont plus intéressants. J’essaie d’adapter ce qu’il raconte à ma situation, en particulier parce que je ne fais pas le NaNoWriMo comme tel présentement. On ne s’entraîne pas de la même façon pour un marathon et pour un sprint mais certains exercices restent similaires.

    Le titre est provocateur (« No Plot, No Problem ») et les sections de son livre qui en discutent le sont tout autant. Lorsqu’il dit que ce qui est important c’est d’écrire, même si on ne sait pas où on s’en va, je suis plus ou moins d’accord. J’aime savoir où mon texte s’en va mais je peux comprendre que souvent, en écrivant, on apprend à connaître les personnages et que si on décide de couper des chapitres au complet à la révision, on aura tout de même appris alors qu’on les écrivait. Et si on ne sait pas exactement où on s’en va, écrire un bout médiocre qui nous apprendra à connaître les personnages pendant que notre subconscient travaille sur d’autres éléments de l’histoire, ça peut fonctionner pour certains et ça nous permet plus facilement de travailler à son projet à tous les jours. Mais tout ça, ça demande plus de lucidité et plus de travail lors de la re-lecture et l’édition. Un premier jet produit avec la technique de Baty est sûrement plus difficile à transformer en roman publiable que si on utilise des méthodes plus traditionnelles.

    Je n’ai pas encore lu tes commentaires sur le NaNoWriMo mais j’ai mis ça sur ma liste. Je te donnerai mes commentaires.

  2. Pour ce qui est du No plot, je me souviens du premier exercice a l’atelier d’élisabeth, y’a trois ans: écrire un court texte en connaissant la phrase qui termine le texte. c’était difficile, mais toute l’histoire s’enlignait sur cette phrase. J’avais trouvé l’expérience enrichissante, mais très contraignante.
    Moi, ce que je trouve difficile, c’est de développer toutes les sous-intrigues qui font avancer l’intrigue principale et d’alterner le tout. J’ai tendance à penser mon histoire linéairement, du début à la fin, ce qui fait que je suis incapable d’écrire certaines scènes sans avoir écrit tout ce qui arrive aux personnages impliqués avant, ce qui me retarde, car certaines scènes d’action, particulièrement, sont difficile à écrire.

    Mais je me dis qu’on va y arriver!
    let’s go!

    M

  3. Content de savoir que tes projets avancent bien. Tu fais bien de t’y mettre tous les jours. Selon ma (maigre) expérience, un roman demande qu’on s’y immerge. Pour une nouvelle, c’est plus simple, l’histoire est plus compacte et concentrée, c’est facile à garder en tête. Pour un roman, on doit orchestrer tout un monde. On n’a pas qu’une idée à développer, on a des sous-intrigues et des détails subtils à placer pour indiquer l’évolution des personnages. C’est utile de pouvoir garder l’ensemble en tête jour après jour.

    Comment trouves-tu le livre de Baty? J’aime bien le NaNoWriMo, mais j’ai eu le temps de constater que les techniques qui fonctionnent bien dans ce contexte ne sont pas nécessairement recommandables pour l’écriture d’un roman qu’on tient à publier. (Je compte bien ajouter une note à cet effet sur ma page de conseils de NaNoWriMo un de ces jours). Cela dit, c’est quand même bien de ne pas trop se casser la tête lors du premier jet: les meilleurs idées sortent parfois quand on se permet d’écrire spontanément et sans barrières.

    Tiens-nous au courant quant à tes traductions anglaises, ça m’intéresse.

  4. Cool ton « wordmeter »!

  5. Louis: Le compteur lui-même je l’ai trouvé sur un site (clique dessus pour y aller) mais je l’ai reprogrammer pour le rendre dynamique. Au chargement de la page, du code Javascript va lire un fichier qui contient le décompte, puis met à jour le compteur automatiquement. J’ai trippé pendant une grosse heure pendant que je programmais ça et je suis pas mall fier du résultat. Il ne reste qu’à standardiser ça un peu et à poster le code source sur le forum où j’ai pris le compteur à l’origine.

  6. Ce n’est pas toujours facile de créer des sous-intrigues. J’ai exactement ce problème présentement avec mon projet de roman. Ce que j’essaie de faire, c’est me servir des sous-intrigues pour amener des éléments qui amèneront plus tard des éléments essentiels à l’histoire principal. Exemple bidon: à la fin de l’histoire, le personnage principal reçoit l’aide d’un policier qui sort un peu trop de nulle part. Je reviendrais donc en arrière et introduirais une sous-intrigue où on fait apparaître le policier en question. Dans le cas qui me concerne, je vais me servir des sous-intrigues pour que le lecteur apprennent à mieux saisir le milieu familial du personnage, pourquoi est-ce qu’il y a de la tension entre sa mère et ses soeurs, etc. Avec une famille moindrement grande, ça devient fastidieux de décrire tous les personnages. Mais si je glisse une petite sous-intrigue où le personnage principal pourra interagir avec chacun des membres de sa famille, ça permettra au lecteur (du moins je l’espère) de mieux connaître ceux qui entourent le personnage principal et donc la complexité de l’histoire, puisque c’est une histoire familiale. Mais ça c’est la théorie… Je m’en tire peut-être lamentablement. :-)

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