Prix Solaris 2007: c’est officiel, je ne suis plus de la course

Comme je l’expliquais ici plus tôt, j’ai eu quelques problèmes avec la nouvelle que j’écris présentement et que je comptais soumettre au prix Solaris 2007. À vrai dire, ce ne sont pas des problèmes avec la nouvelle comme telle mais plutôt avec sa pertinence pour le prix Solaris. En effet, j’ai atteins hier les 10 200 mots alors que les directives du prix exigent que les textes n’aient pas plus de 7 500 mots. Si certains ont de la difficulté à écrire des histoires plus longues mon problème semble plutôt être de raconter une histoire captivante de manière concise. D’autres ne verraient peut-être pas ceci comme un problème et couperaient aisément les 3 000 mots de trop. En ce qui me concerne, je vois encore des trous à combler, des dialogues et des scènes à ajouter.
Mon objectif révisé est donc de terminer cette nouvelle, peu importe le nombre de mots qu’elle aura. Lorsqu’elle sera terminée, je la soumettrai probablement à la revue Solaris (et non pas au prix du même nom.) Mais ça ne sera pas la fin de ce projet. Comme je le disais dans un de mes billets précédents, j’ai d’autres idées qui se grefferaient très bien à cette nouvelle. Alors je vais tenter d’en faire un roman. Ce n’est pas la première fois que je jongle avec l’idée d’écrire un roman, mais après avoir écrit plusieurs nouvelles (dont plusieurs ont été publiées, ou sont en voie de l’être), je crois que j’ai les outils pour réussir. Mon objectif sera de 70 000 mots (c’est un chiffre approximatif) ce qui représente environ 280 pages. Avec les autres notes que j’ai ici et là, et en comptant le premier jet de cette nouvelle, je peux déjà affirmer être rendu à 12 000 mots environ.
Un gros merci à Nathalie, Mathieu F, Mathieu S et Jean-Luc pour vos mots d’encouragement et vos suggestions.
Oh, et puisque je ne suis plus tenu au secret, je vous dévoile le titre provisoir de la nouvelle: Immortalité 0.8. Si vous êtes intéressés à lire une des premières versions, envoyez-moi un courriel. La seule condition est de commenter par autre chose que: « J’ai bien aimé. »



7502 mots… ça ne devrait pas être trop compliqué d’enlever deux articles à quelque part.
Mais je comprends ce que tu veux dire. J’imagine que, comme moi, tu vois des trous que tu devrais remplir et ainsi déborder du cadre imposé. Je relis mon texte et je me dis : » Ah, c’est vrai, il faut que j’ajoute un coup de fil ici, et quelques détails là pour connaître qui est ce personnage et quelles sont ses relations avec le protagoniste. » De quoi faire grimper le tout à plus de 11 000 mots dans mon cas.
Oui, Solaris publie de longs textes, comme par exemple dans le dernier numéro que j’ai dû mettre de côté pour me concentrer sur l’écriture de ma nouvelle. Mon autre texte qui devrait y paraître — Pour les beaux yeux d’Émilie — n’a pas encore de date de prévue. On me disait que les prochains numéros de la revue sont tous remplis, mais que le texte les intéresse encore. C’est à suivre.
Je crois qu’ils croulent sous les textes. J’en ai deux acceptés depuis près d’un an maintenant…
J’ai bien hâte de revoir mon nom au sommaire de cette revue.
M
Et ceci malgré le fait qu’ils aient ajouté des pages à la revue l’année dernière. Il y a de bons auteurs de science-fiction et de fantasy au Québec, il faut croire. Toi qui a tenu les rennes de Brins d’éternité pendant un bon petit bout: est-ce qu’il y aurait de la place pour une autre revue professionnelle de sf&f au Québec?
De la place, oui, au niveau des auteurs. De la place avec des lecteurs, je ne suis pas certain. Par contre, ce qui marcherait à coup sur, c’est une revue « populaire » de SFFQ, avec des extraits de romans à venir des figures populaires, des entrevues, des nouvelles exclusives, des goodies style poster… Je ne suis pas certain qu’une autre revue style Solaris soit capable de vivre à moins d,aller chercher un autre bassin de lecteurs: le public jeunesse qui trippe Amos, Pakkal et Chevaliers D’Émeraude.
M
Je suis un peu dans la même situation que toi. Mon texte fait 7502 mots mais je n’en suis pas encore satisfait.
Soumettre le texte à Solaris est de toute façon un objectif très louable et comme la revue publie des longues nouvelles de temps à autre, ça vaut la peine de s’essayer.
Et d’ailleurs… tu n’as pas un texte qui devrait paraître dans la revue bientôt?
M
Ouais, C’est la revue Contamination, je crois.
Le problème, c’est qu’une revue plus « people » ne pourrait pas publier de nouvelles d’auteurs inconnus (ou alors, très peu).
M
Je suis d’accord avec toi. Une autre revue comme Solaris, ça serait probablement pas très viable. Je ne connais pas les chiffres de ventes de Solaris, mais je ne crois pas que diluer le marché en introduisant une autre revue littéraire de SF&F soit une bonne idée. Ta suggestion d’une revue plus populaire serait intéressante, mais il faudrait qu’elle soit poussée par un bonne compagnie de média avec un gros réseau de distribution pour qu’elle perce vraiment. Il y avait quelque chose de similaire, concentré sur le marché de l’horreur, cette année à Con*Cept (désolé, je ne me souviens plus du titre.) Je ne sais pas à quel point c’est rentable comme projet et si ça pourra survivre assez longtemps pour prendre de l’ampleur, mais ça serait intéressant de voir qu’est-ce que ça pourrait donner en abordant plutôt la SF&F. Ça ressemblerait probablement à SF Mag en France.
Oui, c’est exactement ça. Contamination.
Et est-ce que les « gros noms » auraient le temps d’écrire des nouvelles pour soutenir une telle revue? Assez régulièrement pour soutenir cette revue? Un gros point d’interrogation là-dessus. Et ça prendrait des chroniqueurs, pas mal de chroniqueurs, et des graphistes pour que ça ait assez de cachet pour attirer l’oeil dans un présentoir de revues. Bref, ça serait une entreprise d’envergure.