Le Livre des chevaliers, par Yves Meynard

novembre 23, 2006

Le Livre des chevaliers, par Yves Meynard

Je me suis procuré ma copie du Livre des chevaliers au printemps dernier lors du Salon du livre de l’Outaouais alors que j’interviewais Yves Meynard et Jean-Louis Trudel dans le cadre de mon podcast. (Voici l’entrevue en question.) Le livre est demeuré quelque mois dans ma bibliothèque au travers des autres livres à lire et je me suis finalement décidé de m’y attaquer après avoir terminé Spin de Robert Charles Wilson.

Le Livre des chevaliers est un conte fantastique qui se déroule dans un monde médiéval à forte teneur en magie et en symbolisme. Rien n’arrive sans raison, les personnages sont tous très volubiles et la ligne entre le bien et le mal semble au départ très précise. Les cinquante premières pages donnent l’impression de lire un roman jeunesse. Si vous vous souvenez de l’Histoire sans fin, vous aurez une petite idée de l’ambiance que dégage Le Livre des chevaliers.

La comparaison s’arrête par contre là étant donné qu’on aborde ensuite des sujets plus adultes. La ligne entre le bien et le mal devient plus floue et l’amour ne reste pas longtemps platonique. Adelrune (c’est le nom du personnage principal) passe d’une épreuve à une autre assez rapidement comme si son destin avait été tracé dès le départ. Élevé à cheval entre deux préceptes, il est foncièrement bon et fait de son mieux pour dénoncer et combattre les injustices autour de lui. La tâche n’est pas simple et Aderlune se retrouve souvent avec des dilemmes difficiles à résoudre.

Le Livre des chevaliers est un ouvrage bien réalisé. L’ambiance m’a déboussolé un peu au départ mais si vous admettez que vous vous trouvez dans un univers fantastique tiré d’un compte, l’histoire tient bien la route. Les dialogues sont parfois alambiqués mais c’est à mon avis un autre aspect qu’on se doit d’accepter dans ce genre d’oeuvres. L’ambiance s’accorde bien avec les sujets explorés dans ce roman. La conclusion est surprenante et vient renforcer plusieurs idées développées au long du récit.

J’ai beaucoup apprécié Le Livre des chevaliers et j’aimerais bien voir ce qui se produirait si Yves Meynard s’attaquait à un roman de fantasy moins porté sur le conte et la magie. Le résultat serait sûrement tout aussi intéressant — et un peu plus proche de mes goûts personnels en la matière.

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One Response to “Le Livre des chevaliers, par Yves Meynard”

  1. c laid comme une livre tu met beaucoup de detais pour rien

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