Retour sur Con*Cept 2006

octobre 16, 2006

Comme je le disais plus tôt, Con*Cept 2006 se déroulait le weekend dernier à Montréal et c’était ma première participation à une telle convention fanique. Voici mes commentaires.

Après une cérémonie d’ouverture bilingue animée en partie par notre ami blogueur Éric Gauthier de Fractale Framboise, Nathalie et moi avons assisté à une table-ronde orchestrée par Yves Meynard où discutaient Patrick Senécal, Élisabeth Vonarburg et Éric Boisvert. Le thème de cette table-ronde: Peut-on encore choquer? La discussion était intéressante mais ce n’est qu’une heure plus tard que nous avons vraiment pu connaître ce qui choque Patrick Senécal : les collectionneurs d’armes à feu de calibre militaire. En effet, Con*Cept présentait une démonstration sur le thème de l’armement militaire où vous pouviez contempler — voir épauler — lance-roquettes et fusils d’assaut. Brrr… On se serait cru au camp d’entraînement d’une milice texane. Je ne vis définitivement pas sur la même planète que ces gens-là mais, heureusement, je ne semble pas être parmi la minorité. Les amateurs de la série télévisée La Porte des étoiles, eux, semblaient apprécier.

Nathalie s’intéressant dernièrement aux vidéo-podcasts, nous avons assisté ensuite à une table-ronde sur le cinéma amateur où nous avons entre autres vu le « merveilleux » Beavra. Brett Kelly d’Ottawa partagea avec nous quelques annecdotes concernant son dernier film, My Dead Girlfriend. Étonnant ce qu’on peut faire avec les moyens du bord… et du syrop de maïs.

Ma table-ronde préférée était sans contredit celle où Patrick Senécal, Yves Meynard et Élisabeth Vonarburg se trouvaient de nouveau réunis pour nous parler dans un cadre très intime. Le titre de la table-ronde: Ainsi, vous voulez écrire… La table ronde était très intéressante et nous y avons discuté de plusieurs sujets allant du travail d’écrivain dit professionnel (celui qui vit de sa plume), de la motivation, de la muse, de la planification de l’écriture et de la gestion de son temps en tant qu’auteur. C’est le genre de table-ronde qui me motive le plus face à l’écriture.

L’entrevue avec Robert Charles Wilson était très intéressante. J’aurais aimé poser une ou deux questions mais ma connaissance plutôt limitée de l’oeuvre de l’auteur jouait contre moi. J’ai croisé M. Wilson plus tard dans la journée pour faire signer ma copie de Spin, son dernier roman qui lui a mérité le prix Hugo, mais je n’avais guère plus à discuter avec lui — mais j’aurais eu l’occasion puisque la foule se précipitait plutôt du côté du kiosque de Steve Bacic.

À ma première présence sur une table-ronde de Con*Cept, je discutais avec Élisabeth Vonarburg, Pascale Raud et René Walling. La foule initiale — qui se retrouva amputée de moitié lorsque Nathalie se leva pour prendre une photo de Christian — fut heureusement agrandi et dépassa éventuellement le nombre des panelistes, à mon grand soulagement. Le sujet était L’imaginaire: des genres pour initiés? Je ne crois pas que nous soyons parvenu à révélation boulversante. En résumé, je crois que les panelistes s’entendaient pour dire qu’une littérature de genre peut-être écrite de manière à être accessible et qu’il faut donc faire du cas par cas.

Après un copieux repas indien en compagnie de Nathalie, Christian, Éric, Élisabeth et Pascale (j’oublie quelqu’un… je sais que j’oublie quelqu’un. Ça vous apprendra à vous assoir à l’autre bout de la table!) je me retrouvais de nouveau sur une table-ronde. Celle-ci avait comme titre Jeux de rôle et jeux vidéo: ce qu’il faut avoir joué. Après une forte réaction de la foule concernant mes techniques préparatoires, nous avons fait le tour de la scène ludique, chacun y allant de ses coups de coeur et de ses attentes vis-à-vis les deux nouvelles consoles qui apparaîtront sur les tablettes le mois prochain. Les aspects sociaux des jeux en ligne et du jeu vidéo en général semblent être des sujets de plus en plus actuels. J’ai trouvé très intéressante la comparaison qu’à fait un paneliste entre le moine qui s’isole dans un monastère et fait voeux de silence et le joueur obsessif qui ne sort plus de chez-lui. Est-ce que chaque société possède ses hyper-introvertis qui choississent de vivre en retrait?

En résumé, ma première expérience à Con*Cept était très intéressante. Je me suis senti parfois membre à part entière du fandom alors qu’à d’autres moments, j’avais l’impression de ne pas vivre sur la même planète que les gens qui déambulaient dans les corridors de l’hôtel où avait lieu la convention. Les tables-rondes littéraires — celles qui se rapprochaient le plus des sujets discutés à Boréal — fûrent mes préférées. Est-ce que j’y retournerai l’an prochain? Ça reste à voir. En terminant, je m’en voudrais de ne pas féliciter les organisateurs pour leur travail. Des photos? Vous les trouverai ici lorsque j’aurai eu le temps de les télécharger.

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3 Responses to “Retour sur Con*Cept 2006”

  1. Les photos ont été téléchargées. Bon visionnement.

  2. La personne qui te manque au souper indien est René Beaulieu.

    En effet, Con*Cept fût une expérience intéressante.

  3. Mais oui! Merci pour la précision.

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