L’importance des brouillons

mai 19, 2006

Pour qu’un blogue ait même un petit succès, il est essentiel d’y poster des billets régulièrement. Lorsque je visite un blogue pour la première fois, la première chose que je regarde est la date du dernier billet. Pourquoi? Parce que ça me donne une bonne idée de la fréquence des billets. Si le dernier billet est daté d’une semaine, je peux m’attendre à ce que l’auteur du blogue poste un billet par semaine. Si le dernier billet a été écrit le mois dernier, j’imagine alors que le blogueur n’écrit qu’une fois par mois. (Et si le dernier billet est encore plus vieux, j’en conclue que l’auteur a abandonné son blogue.)

Ceci dit, écrire régulièrement dans son blogue n’est pas toujours chose facile. Parlez de muse ou d’inspiration, le fait est que lorsqu’on ne sait pas de quoi parler, le syndrôme de la page blanche se fait sentir.

Le principal problème, dans mon cas, c’est que lorsque j’ai une bonne idée de sujet pour mon blogue, je n’ai pas nécessairement le temps d’écrire un billet complet là-dessus. Il me manque peut-être aussi des informations. Je crée donc un brouillon (et la plupart des blogues dignes de ce nom vous permettent de le faire.) J’y jette quelques idées et j’enregistre le tout. Lorsque j’ai plus de temps, ou d’inspiration, j’y reviens et ajoute quelques mots de plus. Lorsque l’inspiration n’y est pas, je travaille plutôt sur l’orthographe ou l’apparence; j’ajoute une image, des liens ou y attache des étiquettes Technorati.

J’ai environ une vingtaine de billets en brouillon actuellement, à différents stades d’évolution. J’y travaille régulièrement et, lorsque je sens qu’un d’entre eux est présentable, je le publie. Ça me permet entre autre d’avoir plusieurs sujets actifs et travailler sur les billets qui m’intéressent à un moment donné. Si je ne sais pas sur quoi bloguer, je fouille dans mes billets brouillons et j’en travaille un en particulier. Je n’ai pas besoin d’avoir d’idées géniales. Je n’ai qu’à ajouter une phrase ou deux ici et là sur des billets démarré plus tôt.

Ça me fait penser à un truc que j’ai lu à quelque part sur Lifehack (ou était-ce sur 43 Folders?) il y a quelques mois. L’auteur proposait de ne pas regarder un projet comme quelque chose à terminer, mais comme quelque chose à entreprendre, même si vous ne completerez pas la tâche aujourd’hui. Après tout, si vous mettez un peu d’effort régulièrement à une tâche, vous la terminerez éventuellement. Souvent c’est le sentiment qu’on ne complètera pas une tâche aujourd’hui qui nous démoralise, dans la même lignée de ce que David Allen appèle la prochaine action

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No Responses to “L’importance des brouillons”

  1. Encore, faut-il trouver le temps de faire des brouillons. C’est quand même un bon truc. Faudrait que j’essaye lololol

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