INRI, Le triangle secret, Le suaire

juillet 28, 2005

par Didier Convard, Pierre Wachs et Denis Falque

La religion catholique est à la mode ce jours-ci. Avec a nomination d’un nouveau pape, toutes les discussions entourant le roman Le Code Da Vinci et le film qu’on tournera, tiré du même ouvrage, les auteurs du Triangle Secret ne pouvaient choisir un meilleur moment pour publier le premier tôme de leur nouvelle série: I.N.R.I.

Si vous avez lu la première série du Triangle Secret sachez que, sans repartir à zéro, les auteurs s’engagent dans une nouvelle intrigue. On peut voir dès les premières pages que le scénario de I.N.R.I. était tracé lors de la réalisation de la première série. Certains détails qui semblaient sans pertinence prennent soudainement de l’ampleur. Quelques personnages reviennent, mais pas tous. Les auteurs ont pris soin de laisser quelques indices nous apprenant ce qui est arrivé aux personnages principaux de la première série: (découpures de journaux, etc.) Ces détails auront l’allure de faits divers pour ceux qui n’ont pas lu la première série, mais j’ai bien aimé apprendre le sort des personnages de la première série avant que le projecteur ne glisse vers la nouvelle intrigue.

I.N.R.I. reprend le même concept que Le Triangle Secret, c’est-à-dire une histoire en plusieurs volets séparrés par des centaines d’années. L’histoire débute de nos jours, au Vatican, puis remonte rapidement au 12e siècle pour suivre les traces de nouveaux personnages dans leur voyage en Terre Sainte. Les éléments des différents volets se recoupent, ce qui lie l’histoire ensemble et donne au lecteur l’impression de lire une seule et même intrigue.

Si la première série du Triangle Secret avait laissé de côté l’aspect paranormal pour raconter une histoire très terre-à-terre, c’est là que I.N.R.I. prend une autre tangeante. Sans vouloir vendre les punchs, disons simplement qu’il y a du miracle dans l’air.

Si on ne s’intéresse qu’à ce tôme, disons qu’il est réalisé avec la même rigueur que les tômes de la série précédente. Le style des dessinateurs et des coloristes (est-ce le bon terme?) reste le même. L’ambiance et le choix des couleurs changent au rythme des scènes pour donner de très bons résultats. J’aime bien les couleurs brillantes des laboratoires et hopitaux de nos jours, les couleurs sombres et grises de l’hivers européen et les paysages désertiques de Jérusalem.

La disposition des cases et des bulles est très facile à lire. Par contre, aucune scène fascinante n’est restée gravée dans ma mémoire. Je me souviens d’une page presqu’entière dédiée à l’arrivée de Mosèle dans une bibliothèque dans la première série et de quelques autres images du genre. Rien n’a frappé mon attention de cette manière dans ce tôme-ci.

En résumé, Le suaire annonce une série pationance. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu la première série, mais je vous le conseille fortement (car après tout, il s’agit d’une très bonne série.) Alors si les sujets tels que les templiers, la religion, les francs-maçons et les intrigues occultes vous intéressent, précipitez-vous chez votre libraire dès maintenant. Sur ce, bonne lecture!

Leave a Reply




Suivez-moi !